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La sacoche tout-en-un version 2001 (et ma copine Patoche !)

This is THE question : quelles sacoches pour un voyage en cyclotourisme ? Sur 4 voyages à vélo, j’ai eu 3 paires de sacoches différentes. Il en existe plein de sortes, description !

  • La « tout-en-un » : c’est la sacoche de la première photo, celle que j’ai utilisée avec Annaïg en 2001. On avait eu assez de mal à trouver des sacoches de vélo, finalement c’est à Vélo & oxygène qu’on avait déniché ce modèle (le seul disponible). Plus simple, ça n’existe pas ! C’est une très grosse poche couleur bleu gendarme, qui peut absolument tout engloutir.

Les avantages : très spacieuse et très facile à installer sur le vélo grâce à 4 crochets placés au centre, qui se posent sur les bords du porte-bagages. Le poids est sensé faire le reste, la sacoche tient et s’enlève juste en la soulevant.

Les inconvénients : il n’y a aucun rangement. Tout doit donc être compartimenté autrement (avec des sacs, des ziplocs) mais souvent à l’arrivée d’une étape, il faut tout sortir. De plus, il n’y a pas de pochette imperméable en cas de pluie.

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La sacoche lidl à 8€50, version 2006

  • En 2006, c’est Patricia qui prendra la sacoche bleue, je vais tester un autre modèle. Comme je n’ai pas froid aux yeux, je profite d’une promo lidl comme ils en font souvent pour acheter des sacoches à 8€50. Si ça pète… ben ça pète, mais quand même ça tiendra bien 15 jours !

Les avantages : pas chère, je crois que je peux citer ça en premier ! Sinon, elles sont composées de deux poches latérales et une grande poche sur le dessus. Très pratique pour compartimenter (vêtements d’un côté, alimentaire de l’autre etc.)

Les inconvénients : tout ne rentre pas dans les poches, du coup on a droit à un bel empilement de choses sur le dessus (duvet et matelas) qui tiennent avec un tendeur. Les accroches, des lanières à enfiler dans des crochets plastique, ne sont pas géniales puisqu’il faut passer les mains entre le porte-bagage et la roue pour arriver à les joindre (donc on est sur de ressortir les mains noires). Enfin, il n’y a pas de pochette imperméable en cas de pluie.

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La sacoche avant casse-gueule

En 2006 on a aussi équipé nos vélos de petites sacoches avant, très pratiques pour y mettre la carte et tout le bazar (barres de céréales, guide, solution hydro-alcoolique si besoin, crème solaire…). Si vous optez pour un modèle d’entrée de gamme, ne rêvez pas, vous ne verrez jamais la carte : la sacoche est beaucoup trop penchée en avant comme sur la photo du dessus. Il faut en choisir une avec une structure solide, voire un support qui s’accroche au niveau de la tige sous le guidon. En 2008 et 2009 j’ai opté pour une sacoche rigide mais qui tient juste sur le guidon, au bout d’un moment elle penche en avant quand même (mais moins que l’ancienne).

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Les sacoches version 2008-2009 avec sac-à-dos intégré

  • Comme, en 2008, il est devenu évident que le cyclotourisme n’était pas juste une « lubie de passage », j’ai décidé de commander sacoche de guidon et sacoches arrière sur un site spécialisé (chez cyclo-randonnée). Elles sont composées de deux poches latérales et d’une poche supérieure qui est en fait un sac-à-dos intégré, relié au reste grâce à une fermeture éclair.

Les avantages : il y a plein, plein, plein de rangements. Le sac-à-dos détachable est également très pratique pour les petites excursions entre les étapes, et cela permet aussi de partir avec seulement les deux poches latérales si nécessaire. Deux petites sangles, sur le sac-à-dos, me permettent d’y accrocher mon matelas gonflable.

Les inconvénients : le système d’accrochage est encore une fois casse-bonbon. Il faut enfiler de petites sangles dans les boucles plastique, plus deux tendeurs latéraux à faire passer autour des barres du porte-bagage (si on ne le fait pas… ils s’enroulent autour des rayons de la roue, on est donc obligé de les accrocher, d’avoir les mains sales etc.) Aussi, il y a juste une housse imperméable pour le dessus, le sac-à-dos. Dernier point : je les ai utilisées 15 jours en 2008 en Toscane et Ombrie, puis à nouveau 15 jours en Corse cette année et la couture d’une des poches latérales commence déjà à lâcher. Dommage, c’était sensé être des sacoches « durables » cette fois…

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Les sacoches Vaude version 2008-2009

  • Je termine par ce qui semble être les sacoches les plus « sérieuses » de toute la série : celles de Fabien. Ce sont des sacoches Vaude roadmaster (que l’on peut voir ici, modèle noir détouré à gauche des photos) composées de deux poches latérales indépendantes, sur lesquelles on peut zipper une poche supérieure qui peut faire office de sac-à-dos (deux bretelles-filet).

Les avantages : le système d’attache au porte bagage est génial. Ce sont deux clips de chaque côté qui se referment automatiquement quand on les appuie contre la structure. Les sacoches sont fournies avec une housse imperméable de protection qui recouvre tout. Enfin, le volume est gigantesque : tout rentre dedans, et il y a quelques poches pour accéder au nécessaire plus rapidement (comme une chambre à air par exemple…)

Les inconvénients : si vraiment il fallait que j’en trouve un, mais c’est vraiment pour mettre quelque chose, je dirais que la sacoche supérieure n’est pas géniale en tant que sac-à-dos. Mais bon.. c’était pour dire, quoi !

Enfin, vu la durée de nos road-trip nous n’avons jamais opté pour les sacoches de type Vaude entièrement imperméabilisées. Ca ne me semble pas nécessaire pour ce type de voyage.

Voilà la leçon de 4 voyages à vélo : j’aurais du acheter solide dès 2001, puisqu’au fond mes trois paires de sacoches me reviennent certainement presque au prix des Vaude ! (99€)

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Pas besoin d’avoir une bête de concours pour se lancer dans le cyclotourisme en Corse. La première année, en 2001, j’avais pris le vieux VTC Carrefour 14 vitesses de mon adolescence. Fougue de la jeunesse, je cavalais loin devant ma comparse Annaïg : l’explication est simple, comme j’avais moins de vitesses, il fallait que je tienne un certain rythme pour avancer sans trop sentir la pression au niveau des cuisses !

Et puis comme on m’a fauché mon VTC, il a fallu investir pour le nouveau périple de 2006 avec Patricia. J’ai encore opté pour un VTC. Cette fois-ci, un peu plus de vitesses (21) et une meilleure finition. Voici la bête :

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C’est un vélo Nakamura d’Intersport, cadre aluminium, pneus légèrement crantés. J’aurais aimé un modèle sans les pistons avant (ça pompe dans les montées, on perd de l’énergie), mais ça n’existait pas sur les VTC dans mes prix. Le vélo, une fois le porte-bagage fixé, pèse environ 14kg. C’est honnête. On dit que vélo et sacoches ne doivent pas dépasser le poids total de 30 kg, ce devait être pile poil son poids !

Dans l’ensemble, j’en suis contente : aucune crevaison, les pneus sont vraiment ce qu’il faut pour les routes Corses un peu cabossées. La chaîne demande à être graissée régulièrement, mais après tout quand on avale les km… Enfin, le passage des vitesses est correct, sauf sur un point : il faut énormément anticiper les rétrogradations dans les montées ! Et du coup parfois, je me suis retrouvée à mouliner dans le vide au début de la montée pour être sûre de ne pas bloquer quand la pente se corse.

J’ai ajouté deux choses au vélo : la selle gel (indispensable !) et les cornes au guidon pour les montées, pour pouvoir changer de position de temps en temps.

Le vélo était une fin de série, il m’a coûté 150€ ; son prix original était de 250€.

Fabien, lui, a opté pour un modèle plus « classieux » ! Un véritable vélo de cyclotourisme acheté en Angleterre quand on y habitait :

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Un peu plus léger, cadre aluminium, 21 vitesses, il pèse 12 kg. Bon, il faut aimer les guidons comme celui-là… perso, j’ai l’impression de basculer en avant !

Le vélo est équipé de pneus route, plus fins et sans crampons. Il a rencontré plus de difficultés que moi. Déjà, si vous tombez sur un chemin non goudronné comme ça nous est arrivé en Toscane en 2008, attendez-vous à crever… pas très agréable ! Et puis il lui fallait regonfler les pneus beaucoup plus souvent que moi. Au bout de deux voyages, il a décidé qu’il était temps de changer de pneus pour des crantés, plus appropriés.

Le véritable avantage est le passage des vitesses : les manettes se situent au niveau du frein avant. Au lieu de presser le frein, un simple coup à gauche ou à droite suffit pour changer la vitesse. C’est un coup à prendre, mais d’après lui le système est très souple et beaucoup mieux fini que le mien… D’ailleurs, dans les montées il n’avait aucun problème pour rétrograder même quand il forçait sur les pédales !

Ici, il a juste ajouté une selle gel.

Son vélo lui a coûté 300£, ce qui à l’époque revenait à 450€.

Entre les deux, je pense que l’on doit pouvoir trouver un VTC idéal, qui aurait un système de vitesses plus au point que le mien mais moins cher que celui de Fabien !