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J’avais dit que les dernières étapes seraient une promenade de santé ! 18 petits kilomètres pour ce trajet, histoire de rejoindre l’une des plus belles baies de Corse. Eau turquoise, une baie presque fermée et un super camping : le paradis !

Bonifacio - Baie de Rondinara (sur la carte, vers la moitié du trajet initialement prévu)

Comme vous pouvez le voir, on avait prévu de parcourir Bonifacio – Porto Vecchio d’une traite au départ. En fait, on devait prendre un jour de repos à Bonifacio, et on avait prévu une excursion d’une journée aux îles Lavezzi avec un déjeuner à bord du bateau, pour découvrir les fonds marins. Dommage pour nous, malgré le ciel bleu la mer est trop agitée : la sortie est annulée. Du coup, plutôt que de rester à ce camping qui ne nous enchante pas, on plie bagage et on décide d’avancer de quelques kilomètres pour rejoindre une eau transparente et une baie abritée du vent…

La baie de Rondinara

On quitte Bonifacio assez tard dans la matinée, mais pour parcourir peu de kilomètres. Une belle montée nous attend pour rejoindre la nationale. Le démarrage commence fort… Mais après, c’est une bande de bitume large et vallonnée que l’on retrouve. La vitesse de croisière est très bonne, il faut faire avec les voitures qui roulent à 90 km/h et certaines semblent ne pas être au courant qu’il existe un truc qui s’appelle « distance de sécurité » entre le cycliste et un véhicule (notamment les camping-cars). Bref, c’est une nationale, pas terrible pour un cyclotouriste. Heureusement on la quitte après une dizaine de km, virage à droite et retour à une bonne petite route cabossée avec des bons virages qui obligent les conducteurs à rouler doucement !

Crrrrrrrrrrrrrrrrrrrr crr crr crr crr crr crr crr crr crr crr crr crr crr !

Cette route alterne patchworks de bitume et tranches de béton. C’est assez bizarre ! Elle monte pas mal, mais elle n’est pas raide au point que je ressente le besoin de poser le pied par terre pour récupérer un peu. Comptez 3-4 km avant de rejoindre une jolie descente qui mène à l’un des plus chouettes campings que l’on ait vu sur notre parcours, « Le Rondinara ». Un peu bondé en ce début de juillet, il est toutefois difficile de trouver un emplacement un peu isolé. Mais bon, on lâche très vite la tente pour enfiler les maillots de bain et commencer par goûter à la superbe piscine qui surplombe la mer !

The fabulous swimming pool, bordée de dizaines de transats... rhaaaa, soleil, soleiiil !

Un petit chemin part du camping et rejoint la plage de Rondinara, superbe, avec quelques vaches qui paissent tranquillement le cul dans le sable bouillant à cause du soleil… Autre bon point : le restau de la plage sert de très belles assiettes avec le sourire et efficacité !

La baie de Rondinara vue d'en bas...

Du coup on décide de faire notre break ici, le lendemain on alternera piscine-mer-piscine sous un soleil de plomb… Résultat : coup de soleil carabiné pour les deux !

C’est la dernière grosse étape du voyage. Après, les trajets ne seront que pure formalité pour rejoindre un point à un autre ! (presque)

Propriano-Sartène-Bonifacio, 66 km

Accrochez-vous : la sortie de Propriano est raide, il n’y a pas de temps de mise en jambes. Après cet effort, quelques km de plat nous aident à reprendre notre souffle, avant d’attaquer 4 ou 5 km de montée vers Sartène. Juste avant, je prends soin de regonfler mes pneus, ce qui m’allège pas mal. Car depuis l’orage de Porto, je n’ai pas réglé le problème de ma chaîne qui grince un peu. Ce sera chose faite en arrivant en haut, juste avant l’entrée du village : je trouve une station essence où je peux enfin acheter une bombe pour graisser la chaîne… miracle : pédaler redevient « léger » même en montée ! Sans m’en rendre compte, je forçais un peu plus chaque jour, jusqu’au point où vraiment, ça devenait dur pour cette 11ème étape. C’est donc (jura le corbeau mais un peu tard) un élément auquel il faut vraiment prêter attention : régulièrement graisser sa chaîne, bien regonfler les pneus à intervalles réguliers… l’air de rien, ça facilite le trajet.

Sartène

Après ces quelques km de trajet, nous prenons une pause à un café de la place centrale : Sartène est trop belle pour la traverser sauvagement. C’est l’occasion de dénicher notre repas de midi, de déambuler dans quelques belles ruelles, de remplir les bidons d’eau… et de chevaucher le destrier pour continuer notre chemin. J’en profite pour vous présenter mon beau t-shirt rouge :

Myself and the famous T-shirt

L’air de rien, il a sauvé mes épaules ! J’avais pris un bon coup de soleil dès la première étape à cause d’un débardeur bien dégagé sur l’arrière des épaules, où une zone avait échappé à mon tartinage de crème solaire. Très vite, le coup de soleil s’était transformé en méchantes cloques. J’y avais appliqué de la flammazine (retenez ce nom, éradiquez la biafine de votre trousse pour la remplacer par cette pommade à 1.75 euros : la biafine, si on prend un coup de soleil par dessus, aggrave les brûlures. Ce n’est pas le cas avec la flammazine) mais comme ce n’est pas suffisant, j’ai acheté ce t-shirt Aigle dans une boutique de St Florent. Il protège contre les UV tout en étant respirant. Une super matière, qui sèche vite et qui protège efficacement : ça vaut le coup de se procurer ce type de vêtement !

Entre Sartène et Bonifacio, à l'endroit où tout le monde s'arrête pour photographier...

Bref, foin de ces digressions, retournons à notre étape : au moment de remonter sur nos selles, un couple de retraités s’arrête sur le bord de la route spécialement pour nous. Avec un grand sourire, ils nous disent : « on vous suit depuis le début ! » (mais on ne sait pas où est leur « début » :-)) « à chaque fois qu’on vous croise ma femme ouvre sa fenêtre et vous applaudit, vraiment, bravo de la part d’un ancien cycliste ! » Ah ben zut, tellement concentrés sur l’effort, on n’avait jamais vu les applaudissements…! Mais c’est le genre de rencontre qui booste, surtout au moment de rattaquer avec une belle côte ! La sortie de Sartène est encore une montée, mais ensuite, se succèderont de belles descentes et des montées pas vraiment difficiles, cette portion de route est belle et agréable.

...le lion ! (Vous le voyez ?)

Reste que la loi de Murphy se vérifie toujours : quand t’en as plein le dos, que l’arrivée approche, tu te payes une côte mémorable. Souvenez-vous de cette règle, que l’on agrémentait en 2006 avec Patricia, d’un « tu préfères quoi ? avoir des bras en mousse de 9 mètres de long ou bien une côte avec le vent de face ? » Bé oui, dans ces moments il vaut mieux trouver un moyen de rire pour avancer sans trop s’en rendre compte !

Bref, la fin fut assez difficile pour deux choses : à cet endroit-là souffle un vent assez fort, et la dernière côte est tuante. C’est aussi le fait d’arriver à une soixantaine de km avalés qui ne facilite pas la donne. Ensuite, une petite descente rejoint Bonifacio. Nous avons opté pour le camping le plus proche de la ville, le camping Araguina, qui se situe de part et d’autre de la route qui mène à Bonifacio, dans un virage. Il a du mérite pour sa proximité avec la citadelle, sinon… les emplacements ne sont pas terribles, l’ombrage pas rêvé, et les sanitaires sont ok sans plus.

Bonifa'chio !

Bref, c’est un endroit qui ne donne pas envie d’y traîner, on a donc vite repris nos vélos (allégés) et couru prendre une bonne Pietra rafraîchissante dans la ville…