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C’est la dernière grosse étape du voyage. Après, les trajets ne seront que pure formalité pour rejoindre un point à un autre ! (presque)

Propriano-Sartène-Bonifacio, 66 km

Accrochez-vous : la sortie de Propriano est raide, il n’y a pas de temps de mise en jambes. Après cet effort, quelques km de plat nous aident à reprendre notre souffle, avant d’attaquer 4 ou 5 km de montée vers Sartène. Juste avant, je prends soin de regonfler mes pneus, ce qui m’allège pas mal. Car depuis l’orage de Porto, je n’ai pas réglé le problème de ma chaîne qui grince un peu. Ce sera chose faite en arrivant en haut, juste avant l’entrée du village : je trouve une station essence où je peux enfin acheter une bombe pour graisser la chaîne… miracle : pédaler redevient « léger » même en montée ! Sans m’en rendre compte, je forçais un peu plus chaque jour, jusqu’au point où vraiment, ça devenait dur pour cette 11ème étape. C’est donc (jura le corbeau mais un peu tard) un élément auquel il faut vraiment prêter attention : régulièrement graisser sa chaîne, bien regonfler les pneus à intervalles réguliers… l’air de rien, ça facilite le trajet.

Sartène

Après ces quelques km de trajet, nous prenons une pause à un café de la place centrale : Sartène est trop belle pour la traverser sauvagement. C’est l’occasion de dénicher notre repas de midi, de déambuler dans quelques belles ruelles, de remplir les bidons d’eau… et de chevaucher le destrier pour continuer notre chemin. J’en profite pour vous présenter mon beau t-shirt rouge :

Myself and the famous T-shirt

L’air de rien, il a sauvé mes épaules ! J’avais pris un bon coup de soleil dès la première étape à cause d’un débardeur bien dégagé sur l’arrière des épaules, où une zone avait échappé à mon tartinage de crème solaire. Très vite, le coup de soleil s’était transformé en méchantes cloques. J’y avais appliqué de la flammazine (retenez ce nom, éradiquez la biafine de votre trousse pour la remplacer par cette pommade à 1.75 euros : la biafine, si on prend un coup de soleil par dessus, aggrave les brûlures. Ce n’est pas le cas avec la flammazine) mais comme ce n’est pas suffisant, j’ai acheté ce t-shirt Aigle dans une boutique de St Florent. Il protège contre les UV tout en étant respirant. Une super matière, qui sèche vite et qui protège efficacement : ça vaut le coup de se procurer ce type de vêtement !

Entre Sartène et Bonifacio, à l'endroit où tout le monde s'arrête pour photographier...

Bref, foin de ces digressions, retournons à notre étape : au moment de remonter sur nos selles, un couple de retraités s’arrête sur le bord de la route spécialement pour nous. Avec un grand sourire, ils nous disent : « on vous suit depuis le début ! » (mais on ne sait pas où est leur « début » :-)) « à chaque fois qu’on vous croise ma femme ouvre sa fenêtre et vous applaudit, vraiment, bravo de la part d’un ancien cycliste ! » Ah ben zut, tellement concentrés sur l’effort, on n’avait jamais vu les applaudissements…! Mais c’est le genre de rencontre qui booste, surtout au moment de rattaquer avec une belle côte ! La sortie de Sartène est encore une montée, mais ensuite, se succèderont de belles descentes et des montées pas vraiment difficiles, cette portion de route est belle et agréable.

...le lion ! (Vous le voyez ?)

Reste que la loi de Murphy se vérifie toujours : quand t’en as plein le dos, que l’arrivée approche, tu te payes une côte mémorable. Souvenez-vous de cette règle, que l’on agrémentait en 2006 avec Patricia, d’un « tu préfères quoi ? avoir des bras en mousse de 9 mètres de long ou bien une côte avec le vent de face ? » Bé oui, dans ces moments il vaut mieux trouver un moyen de rire pour avancer sans trop s’en rendre compte !

Bref, la fin fut assez difficile pour deux choses : à cet endroit-là souffle un vent assez fort, et la dernière côte est tuante. C’est aussi le fait d’arriver à une soixantaine de km avalés qui ne facilite pas la donne. Ensuite, une petite descente rejoint Bonifacio. Nous avons opté pour le camping le plus proche de la ville, le camping Araguina, qui se situe de part et d’autre de la route qui mène à Bonifacio, dans un virage. Il a du mérite pour sa proximité avec la citadelle, sinon… les emplacements ne sont pas terribles, l’ombrage pas rêvé, et les sanitaires sont ok sans plus.

Bonifa'chio !

Bref, c’est un endroit qui ne donne pas envie d’y traîner, on a donc vite repris nos vélos (allégés) et couru prendre une bonne Pietra rafraîchissante dans la ville…