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Ce n’était pas franchement l’itinéraire prévu pour la journée ! En fait, après le train on devait rouler jusqu’à Galéria depuis Calvi. Mais ce sont les aléas de ce type de voyage… et cela permet d’aborder la question de la condition physique !

Ile Rousse - Calvi en micheline !

Ile Rousse - Calvi en micheline !

(oui, je vous entends d’ici et non, je ne suis pas d’accord : ma locomotive est très bien dessinée !)

Rendez-vous est pris avec Micheline la locomotive pour une balade sympathique le long de la côte, avec arrêt à toutes les plages. Deux contrôleurs pour deux wagons, l’un qui surveille, l’autre qui poinçonne et doit en même temps faire siffler Micheline pour prévenir les malheureux qui s’endormiraient sur la voie. On est bien en Corse !

Sur les pas de Mich'mich' la micheline

Sur les pas de Mich'mich' la micheline

On débarque à Calvi à l’heure dite, 9h20, et nous voilà à rhabiller nos vélos avec sacoches et bidons afin de repartir pour Galeria. Une trentaine de km, ça devrait le faire !

La sortie de Calvi commence par une montée. Pour la première fois, Fabien est derrière moi… c’est sûr, il se passe quelque chose ! D’habitude et surtout dans les montées, il me sème allègrement. En fait, il a très mal à un genou et n’ose plus forcer dessus. Décision est prise de redescendre à Calvi et de lui trouver un médecin.

La citadelle de Calvi

La citadelle de Calvi

Rendez-vous à 14h… on décide donc de passer la nuit ici. S’ensuit une discussion sur la décision à prendre : continuer coûte de coûte ou abréger le parcours ? Car depuis Calvi on a encore le choix, et c’est que qu’on avait fait avec Patricia en 2006 : on avait pris le train jusqu’à Ajaccio, puis parcouru la pointe à vélo jusqu’à Porto-Vecchio. Ça ne nous satisferait pas vraiment, mais après tout…

Quand enfin Fabien ressort de chez le médecin, c’est le soulagement ! Il semble que ce soit une inflammation au ménisque, il doit prendre des anti-inflammatoires et s’étaler du niflugel. J’avais eu aussi des soucis aux deux genoux lors du précédent tour, mais moi c’était après coup : difficultés à m’accroupir et à me relever, les genoux étaient comme rouillés… Apparemment, c’est surtout une sursollicitation qui provoque cette sensation désagréable. Cyclotouristes potentiels, on vous rassure : c’est passé très vite chez Fabien et pour moi, cela ne m’a pas fait la même chose qu’en 2006 ! Et puis je connais des cyclotouristes du tonnerre qui ont parcouru 10.000km sur la cordillère des Andes sans souci particulier…! Je pense que la préparation en amont est certainement la clef de tout cela… un peu plus d’entraînement ne nous aurait pas fait de mal ! En-dehors de ce problème, nous n’avons rien eu d’autre pendant le parcours. Même les courbatures ont été minimes grâce à notre choix de pédaler un peu chaque jour.

Baie de Calvi

Baie de Calvi

Cette fois-ci, on se dit qu’on ne lâchera pas notre idée de loger à l’hôtel : le blessé le mérite bien ! Mais ce fut tout aussi difficile qu’à l’Ile Rousse. On a fini par dégoter un appartement au motel les Pins, à la sortie de la ville sur la route de Galeria ; tout le reste était pris d’assaut. Surprenant en plein mois de juin ! Enfin, on ne sera finalement pas mal tombé puisque l’endroit est équipé d’une piscine qui a droit à toute notre attention avant le dîner du soir…

Calvi est vraiment une belle ville et un très beau spot pour la planche à voile. Une idée pour des vacances futures…!

En attendant, à force de puiser dans nos jours de repos, il ne nous en reste plus que 3 jusqu’à la fin du trajet (et il reste 11 jours).

Desert des Agriates : Saint-Florent - L'île Rousse

Desert des Agriates : Saint-Florent - L'île Rousse

L’idée de choisir le camping de la Pinède à St Florent était la bonne ! Car la route à rejoindre pour l’étape suivante se trouve au niveau de la sortie. Et là, surprise… en guise de mise en jambes, on se trouve face à une montée assez raide. C’est parti pour un bon effort d’entrée de jeu et ce sur plusieurs kilomètres !

Mais après cette montée, la route n’est qu’une succession de montées et descentes douces, faciles à parcourir. C’est l’une des rares étapes où l’on s’éloigne de la mer. Cette traversée sur la D81 aboutit à un petit col d’à peine 311 mètres d’altitude, il se franchit facilement. Derrière se cache une longue descente comme on les aime : pas un coup de pédale sur des kilomètres, une route lisse, une moyenne qui grimpe en flèche ; bref le genre de route qui rappelle pourquoi on a choisi le cyclotourisme !

Le désert des Agriates côté mer

Le désert des Agriates côté mer

Au niveau de ce col, nous avons eu la surprise de croiser un couple qui parcourait la Corse dans l’autre sens. Surprise ? Oui, car devant le guidon de l’un et de l’autre il y avait… un bambin chacun ! Autrement dit, ils portaient les sacoches à l’arrière, les enfants devant (ils devaient avoir 2-3 ans, peut-être 4 pour le plus grand) et avaient largement explosé le seuil des 30 kg sacoches + vélo compris ! Impossible de discuter, nous étions lancés à fond dans la descente, mais j’aurais aimé savoir de combien étaient leurs étapes et si véritablement, ils campaient tous les soirs… (ce qui signifie plus de matériel à porter en plus d’avoir des affaires pour 4 !)

Le désert des Agriates côté montagne

Le désert des Agriates côté montagne

Après cette fabuleuse descente, nous rejoignons la nationale (N1197). Franchement, rouler sur une nationale c’est l’enfer. La route est certes plus large, mais du coup les voitures ne ralentissent pas même si elles se déportent un peu sur la gauche. Du coup, à nous de gérer les coups de vent qui font tanguer le vélo. En plus, cette zone de Corse (entre le désert des Agriates et Calvi) est réputée pour son vent tenace. On a testé, on confirme… La dernière partie de l’étape n’est donc pas une partie de plaisir. Du bruit, du vent, et deux bonnes montées sur 15 km. Avec quelques coups de klaxon dont on ne sait jamais s’ils sont signe d’agacement parce qu’on gêne les conducteurs, ou une manière de nous encourager…

A happy helmet-guy :-)

A happy helmet-guy 🙂

Arrivés à l’île Rousse, on s’arrête déjeuner face à la place Paoli (oui, suants et en cuissards, c’est concept mais on mourait de faim). Pour une fois je vous donne l’adresse, parce que c’est l’une des meilleures de notre itinéraire : la Casa Corsa est un restau qui prépare et vend ses propres charcuteries. Testez la salade Corse : un régal ! (la faim n’a semble t’il pas faussé notre jugement, les tables autour étaient elles aussi enthousiastes !)

Comme le bout de nationale ne nous a pas franchement séduit, nous décidons de nous renseigner à la gare de l’île Rousse pour faire, le lendemain, la portion jusqu’à Calvi en train. Bon. Les CFC (Chemins de fer corses) ne se mouchent pas du coude : 5€80 le passager, soit. Et le vélo ? 19€ ! C’est un prix fixe, que l’on fasse quelques kilomètres ou que l’on aille à Ajaccio ! On opte quand même pour cette solution parce que d’une part, la nationale n’est vraiment pas terrible, et d’autre part, le trajet dans la petite Micheline qui longe la mer et s’arrête de plage en plage nous séduit beaucoup.

A l'île Rousse... le repos du guerrier !

A l'île Rousse... le repos du guerrier !

Enfin, on avait prévu de dormir quelquefois à l’hôtel sur notre parcours (un vrai matelas plutôt qu’un mini tapis gonflable, ça permet de mieux récupérer !). Impossible, même en juin, de trouver une place de libre dans les hôtels environnants. On retourne finalement à l’entrée de la ville pour s’installer au camping des Oliviers… Mais on n’a finalement aucun regret : les emplacements sont agréables, on s’installe au pied d’un olivier centenaire, les sanitaires sont propres et grands. Et puis un sentier nous emmène 200 mètres plus bas vers une petite plage au sable blanc et à l’eau turquoise qui, en milieu d’après-midi, nous tend les bras !