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Petite journée pour se réconforter après la journée pluvieuse de la veille ! Bon en fait… il y a peu de kilomètres mais il y a les Calanques de Piana à traverser, soit un col de 491 mètres qui démarre dès la sortie de Porto.

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Porto-Cargèse, 27 km

Au départ à Porto, on se fait alpaguer par des vacanciers qui nous disent « on vous a croisé hier avec vos ponchos, vous êtes bien courageux ! » Rebelote avec un grand-père qui aurait rêvé de le faire, ce tour de Corse, et qui nous pose mille questions sur l’équipement, sur les dénivelés et la difficulté… Ces encouragements nous vont droit au cœur, ça booste ! Pendant que nos supporters terminent leurs petits déjeuner en nous lançant des « à tout à l’heure au sommet alors ! », nous on s’installe sur nos destriers. La sortie de Porto est un bel avant-goût de ce qui nous attend pour atteindre le sommet, et la suite ne nous détrompe pas : la côte est particulièrement raide et elle grimpe sur 11km, il faut s’accrocher ! La course au sommet est harassante aujourd’hui, mais on retrouve nos supporters sur le chemin, ils nous font signe, nous encouragent, on sait déjà qu’on fera partie de leurs souvenirs de vacances !!!

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Arrivés au sommet des calanques... ouf !

Arrivés au sommet, les calanques sont toujours aussi impressionnantes. Roche rouge creusée par les vents (et l’eau, un jour ?), des formes et une couleur spectaculaires. Il paraît que le meilleur horaire pour admirer les roches, c’est au coucher du soleil après 20h. Tant pis pour nous, on repassera à l’heure dite dans un autre voyage, dans d’autres circonstances ! Avant de repartir, on échange quelques mots avec les vacanciers croisés à Porto : promesse tenue, on s’est bien retrouvé en haut ! (mais nous, on a mis un peu plus de temps pour y arriver…)

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Dommage, le ciel n'avait pas encore repris une teinte bleue !

Le prochain village après les calanques, c’est Piana. On  se ravitaille en vue du déjeuner : je me souviens que le camping où l’on va s’arrêter se situe 4 km avant Cargèse (avec une belle côte pour y accéder), et pour peu qu’on arrive à l’heure où la supérette du camping est fermée, on n’aurait pas grand chose à croûter. Le truc impensable pour un cyclotouriste !

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Biquettes on the road

Après Piana, à nous la descente-qui-tue-tout. Sur des kilomètres, au moins autant que pour la montée, on dévale à plus de 40km/h : un régal ! Mais je ne sais pas pourquoi c’est à chaque fois pareil : une dernière montée nous calme avant d’atteindre le camping. Il faut le dire, ces dernières montées, même si elles sont moins raides que les premières de la matinée, ce sont les plus chiantes parce qu’on n’a pas envie du tout, on veut juste arriver !

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Camping de Cargèse

Mais heureusement, on trouve à notre arrivée l’un des meilleurs campings du trajet : le camping de Torraccia. Les emplacements sont bien isolés les uns des autres, la vue est superbe et comble du bonheur pour le campeur itinérant : on peut squatter une table de pique-nique juste pour nous ! Vous n’imaginez pas à quel point manger assis à table peut manquer, certains jours ! Et puis tout est neuf, les sanitaires et la piscine avec ses transats qui n’attendaient que nous…

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Une table pour nos repas... un grand plus !

…dommage qu’à la ligne d’après, je vous suggère de ne pas vous arrêter à Cargèse. On a en effet regretté de s’arrêter si tôt : on aurait mieux fait de pousser jusqu’à Sagone pour équilibrer les trajets. Parce que du coup, il faudra parcourir plus de 60km le lendemain pour rejoindre Ajaccio… la suite au prochain épisode !

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Bon… sans conteste, la journée la plus « galère » (justement) du voyage !

Galeria - Porto, 54 km

Galeria - Porto, 54 km

La nuit avait déjà été ponctuée d’un vent fort et d’innombrables éclairs, un orage sur la mer impressionnant (surtout quand on est dans une tente !)

Au matin, la pluie est passée mais le temps est gris. On se dit que c’est jouable, mais le temps qu’on aille petit-déjeuner, on rentre sous la bruine… hésitation, partir, rester… finalement, on plie bagage et on lève le camp. Fabien a une sacoche équipée d’une pochette imperméable intégrale, mais pour moi c’est différent : la pochette imperméable protège juste la sacoche du dessus (un sac à dos détachable), du coup je décide de parer le coup en mettant au moins un pantalon, un t-shirt et des chaussettes dans un sac en plastique histoire d’avoir quelque chose de sec si le temps empire. Et on quitte Galeria !

Quatre petits kilomètres plus tard, alors qu’on vient à peine de rejoindre la route de Porto… la bruine se transforme en une véritable pluie. Arrêt, sortie des ponchos, on repart, et 2 km plus tard on trouve un porche où l’on décide de s’arrêter en attendant une accalmie. On était donc très optimistes ! Parce que d’accalmie, que nenni. Alors on prend notre courage à deux mains et on se lance en croisant fort les doigts. C’est qu’il y a un col de 408 m. qui nous attend, puis un autre derrière à 269 m. !

L'après-pluie (on n'a pas eu le courage de prendre des photos pendant !)

L'après-pluie (on n'a pas eu le courage de prendre des photos pendant !)

Peine perdue… on fera 30 km sous une pluie battante, avec le poncho qui colle au corps. T-shirt et cuissard trempé, et les chaussettes qui flottent dans les chaussures qui font plutôt penser à deux grandes poches d’eau froide… non, on n’a vraiment pas aimé !!! Quand on est dans l’effort de la montée, et tout relativement, ça passe d’être trempé. Mais après le premier col, la descente est horrible : l’air froid provoqué par la vitesse nous glace, le poncho et le t-shirt se plaquent au corps, brrrr ! plus jamais ! Le problème, on en est bien conscients, c’est qu’une fois partis on ne peut plus s’arrêter : il n’y a rien sur la route, et même si l’on croisait un bar on ne pourrait pas se permettre de s’arrêter… On serait congelés à cause des vêtements froids et il serait impossible de repartir. On a donc vaillamment continué juqu’à ce qu’enfin, la pluie nous offre une accalmie. Dès les premières éclaircies on s’arrête, on quitte le poncho et on change t-shirt et chaussettes. Comme prévu, tout dans mes sacoches est trempé sauf ce qui est dans le sac plastique (et qui me servira à Porto) : c’est Fabien qui me prête un t-shirt de rechange ! Aaaah, la tiédeur d’un t-shirt sec, c’est une sensation indescriptible ! Quant aux chaussettes sèches, on les replonge aussitôt dans les baskets trempées, mais ça fait un peu moins « sploch sploch ».

Soulagés, dites-vous ? Pensez ! Quelques km avant Porto, on est obligés de ressortir le poncho ! Là, ça commence à être épuisant. D’autant plus qu’une ultime montée nous fait de l’oeil avant d’atteindre notre destination, et plutôt rude (la fatigue aidant à tout trouver plus dur).

Porto le soir, la pluie est partie et les amateurs de coucher de soleil se retrouvent...

Porto le soir, la pluie est partie et les amateurs de coucher de soleil se retrouvent...

Quand enfin nous atteignons le village, inutile de penser au camping, on fonce vers un hôtel ! Et on en trouve un super et vraiment pas cher : l’hôtel « le Golfe » sur le port, chambre à 54€ avec vue sur la montagne et petit déj inclus (toutes les vues sur mer sont prises). C’est familial, c’est moquette et portes en bois avec une petite salle de bains directement dans la chambre, et surtout assez d’espace et de cintres pour vider mes sacoches, passer par le lavomatic pour laver et sécher, et étendre tout ça avant de repartir !

Porto

Porto

Au moins, la pluie n’aura duré qu’un jour…