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Desert des Agriates : Saint-Florent - L'île Rousse

Desert des Agriates : Saint-Florent - L'île Rousse

L’idée de choisir le camping de la Pinède à St Florent était la bonne ! Car la route à rejoindre pour l’étape suivante se trouve au niveau de la sortie. Et là, surprise… en guise de mise en jambes, on se trouve face à une montée assez raide. C’est parti pour un bon effort d’entrée de jeu et ce sur plusieurs kilomètres !

Mais après cette montée, la route n’est qu’une succession de montées et descentes douces, faciles à parcourir. C’est l’une des rares étapes où l’on s’éloigne de la mer. Cette traversée sur la D81 aboutit à un petit col d’à peine 311 mètres d’altitude, il se franchit facilement. Derrière se cache une longue descente comme on les aime : pas un coup de pédale sur des kilomètres, une route lisse, une moyenne qui grimpe en flèche ; bref le genre de route qui rappelle pourquoi on a choisi le cyclotourisme !

Le désert des Agriates côté mer

Le désert des Agriates côté mer

Au niveau de ce col, nous avons eu la surprise de croiser un couple qui parcourait la Corse dans l’autre sens. Surprise ? Oui, car devant le guidon de l’un et de l’autre il y avait… un bambin chacun ! Autrement dit, ils portaient les sacoches à l’arrière, les enfants devant (ils devaient avoir 2-3 ans, peut-être 4 pour le plus grand) et avaient largement explosé le seuil des 30 kg sacoches + vélo compris ! Impossible de discuter, nous étions lancés à fond dans la descente, mais j’aurais aimé savoir de combien étaient leurs étapes et si véritablement, ils campaient tous les soirs… (ce qui signifie plus de matériel à porter en plus d’avoir des affaires pour 4 !)

Le désert des Agriates côté montagne

Le désert des Agriates côté montagne

Après cette fabuleuse descente, nous rejoignons la nationale (N1197). Franchement, rouler sur une nationale c’est l’enfer. La route est certes plus large, mais du coup les voitures ne ralentissent pas même si elles se déportent un peu sur la gauche. Du coup, à nous de gérer les coups de vent qui font tanguer le vélo. En plus, cette zone de Corse (entre le désert des Agriates et Calvi) est réputée pour son vent tenace. On a testé, on confirme… La dernière partie de l’étape n’est donc pas une partie de plaisir. Du bruit, du vent, et deux bonnes montées sur 15 km. Avec quelques coups de klaxon dont on ne sait jamais s’ils sont signe d’agacement parce qu’on gêne les conducteurs, ou une manière de nous encourager…

A happy helmet-guy :-)

A happy helmet-guy 🙂

Arrivés à l’île Rousse, on s’arrête déjeuner face à la place Paoli (oui, suants et en cuissards, c’est concept mais on mourait de faim). Pour une fois je vous donne l’adresse, parce que c’est l’une des meilleures de notre itinéraire : la Casa Corsa est un restau qui prépare et vend ses propres charcuteries. Testez la salade Corse : un régal ! (la faim n’a semble t’il pas faussé notre jugement, les tables autour étaient elles aussi enthousiastes !)

Comme le bout de nationale ne nous a pas franchement séduit, nous décidons de nous renseigner à la gare de l’île Rousse pour faire, le lendemain, la portion jusqu’à Calvi en train. Bon. Les CFC (Chemins de fer corses) ne se mouchent pas du coude : 5€80 le passager, soit. Et le vélo ? 19€ ! C’est un prix fixe, que l’on fasse quelques kilomètres ou que l’on aille à Ajaccio ! On opte quand même pour cette solution parce que d’une part, la nationale n’est vraiment pas terrible, et d’autre part, le trajet dans la petite Micheline qui longe la mer et s’arrête de plage en plage nous séduit beaucoup.

A l'île Rousse... le repos du guerrier !

A l'île Rousse... le repos du guerrier !

Enfin, on avait prévu de dormir quelquefois à l’hôtel sur notre parcours (un vrai matelas plutôt qu’un mini tapis gonflable, ça permet de mieux récupérer !). Impossible, même en juin, de trouver une place de libre dans les hôtels environnants. On retourne finalement à l’entrée de la ville pour s’installer au camping des Oliviers… Mais on n’a finalement aucun regret : les emplacements sont agréables, on s’installe au pied d’un olivier centenaire, les sanitaires sont propres et grands. Et puis un sentier nous emmène 200 mètres plus bas vers une petite plage au sable blanc et à l’eau turquoise qui, en milieu d’après-midi, nous tend les bras !

Centuri - Saint Florent

Centuri - Saint Florent

Je ne vais pas vous mentir, avec l’effort de la veille ce deuxième jour nous a paru plutôt difficile…

On commence l’étape par une montée assez ardue de 4 km pour quitter le port de Centuri et rejoindre la départementale. Ce qui est difficile sur toute cette portion, c’est que le parcours est une succession de montées bien marquées et de descentes au niveau de la mer. En revanche, le paysage est magnifique !

Cap Corse, entre Centuri et Nonza

Cap Corse, entre Centuri et Nonza

Avec le recul, je n’arrive pas à savoir si ça nous a paru difficile parce que ce n’était que notre deuxième jour et qu’on n’était pas encore totalement « chauds » ou si ça l’était vraiment. Je suis preneuse des commentaires des cyclotouristes qui seraient passés par là ! En tous cas, on a croisé un australien avec sacoches à l’avant et à l’arrière du vélo, qui venait du fin fond du Portugal, avait traversé l’Espagne et s’apprêtait à rejoindre l’Italie après son passage en Corse. Il a déclaré que la Corse était la partie la plus difficile de son périple !

Entre Nonza et Saint Florent

Entre Nonza et Saint Florent

L’arrivée sur Saint Florent traîne un peu en longueur : l’étape se termine par une longue ligne droite qui en plus a le mauvais goût d’être un faux plat, puis la ville étant assez étendue, l’espoir d’être arrivé se dissipe après un ou deux km ! Le centre-ville n’est pas juste derrière le panneau Saint Florent, notez-le pour garder de l’énergie… Ici, en plus, on a choisi un camping à l’opposé de la route empruntée pour arriver… il s’agit du camping la Pinède, qui dispose d’une piscine très agréable. Les sanitaires sont corrects, mais les emplacements sont un peu boueux.

Au passage, n’oubliez pas le spray anti-moustique…

Histoire de ne pas être trop rudes avec nous-même, on a pris un jour de repos sur place le lendemain. Dans le coin, il y a quelques belles plages à visiter… on opte pour la facilité : en bateau pour la plage du Lodo (oui, on a renoncé à la randonnée de 5 heures ou au VTT dans le sentier rocailleux… nos vélos n’étaient pas adaptés ! et puis un jour de repos, c’est un jour de repos, quoi !)

Plage du Lodo

Plage du Lodo

La plage turquoise réserve quelques belles surprises, et le soir on a pu s’attaquer à deux ou trois spécialités corses comme la pizza au figatelli. Bon d’accord, italo-corse, la spécialité !!!