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Pas besoin d’avoir une bête de concours pour se lancer dans le cyclotourisme en Corse. La première année, en 2001, j’avais pris le vieux VTC Carrefour 14 vitesses de mon adolescence. Fougue de la jeunesse, je cavalais loin devant ma comparse Annaïg : l’explication est simple, comme j’avais moins de vitesses, il fallait que je tienne un certain rythme pour avancer sans trop sentir la pression au niveau des cuisses !

Et puis comme on m’a fauché mon VTC, il a fallu investir pour le nouveau périple de 2006 avec Patricia. J’ai encore opté pour un VTC. Cette fois-ci, un peu plus de vitesses (21) et une meilleure finition. Voici la bête :

Corse 2009 050

C’est un vélo Nakamura d’Intersport, cadre aluminium, pneus légèrement crantés. J’aurais aimé un modèle sans les pistons avant (ça pompe dans les montées, on perd de l’énergie), mais ça n’existait pas sur les VTC dans mes prix. Le vélo, une fois le porte-bagage fixé, pèse environ 14kg. C’est honnête. On dit que vélo et sacoches ne doivent pas dépasser le poids total de 30 kg, ce devait être pile poil son poids !

Dans l’ensemble, j’en suis contente : aucune crevaison, les pneus sont vraiment ce qu’il faut pour les routes Corses un peu cabossées. La chaîne demande à être graissée régulièrement, mais après tout quand on avale les km… Enfin, le passage des vitesses est correct, sauf sur un point : il faut énormément anticiper les rétrogradations dans les montées ! Et du coup parfois, je me suis retrouvée à mouliner dans le vide au début de la montée pour être sûre de ne pas bloquer quand la pente se corse.

J’ai ajouté deux choses au vélo : la selle gel (indispensable !) et les cornes au guidon pour les montées, pour pouvoir changer de position de temps en temps.

Le vélo était une fin de série, il m’a coûté 150€ ; son prix original était de 250€.

Fabien, lui, a opté pour un modèle plus « classieux » ! Un véritable vélo de cyclotourisme acheté en Angleterre quand on y habitait :

P1000681

Un peu plus léger, cadre aluminium, 21 vitesses, il pèse 12 kg. Bon, il faut aimer les guidons comme celui-là… perso, j’ai l’impression de basculer en avant !

Le vélo est équipé de pneus route, plus fins et sans crampons. Il a rencontré plus de difficultés que moi. Déjà, si vous tombez sur un chemin non goudronné comme ça nous est arrivé en Toscane en 2008, attendez-vous à crever… pas très agréable ! Et puis il lui fallait regonfler les pneus beaucoup plus souvent que moi. Au bout de deux voyages, il a décidé qu’il était temps de changer de pneus pour des crantés, plus appropriés.

Le véritable avantage est le passage des vitesses : les manettes se situent au niveau du frein avant. Au lieu de presser le frein, un simple coup à gauche ou à droite suffit pour changer la vitesse. C’est un coup à prendre, mais d’après lui le système est très souple et beaucoup mieux fini que le mien… D’ailleurs, dans les montées il n’avait aucun problème pour rétrograder même quand il forçait sur les pédales !

Ici, il a juste ajouté une selle gel.

Son vélo lui a coûté 300£, ce qui à l’époque revenait à 450€.

Entre les deux, je pense que l’on doit pouvoir trouver un VTC idéal, qui aurait un système de vitesses plus au point que le mien mais moins cher que celui de Fabien !

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« Les fous ! » : c’est certainement la première réaction de ceux à qui vous annoncerez votre intention de parcourir la Corse à dos de vélo. Ce blog va vous prouver le contraire : parcourir l’île à vélo, c’est le meilleur moyen de profiter des paysages, de s’arrêter où on veut quand on veut pour une petite photo, et surtout, de pouvoir manger charcuteries et fromages locaux sans une once de culpabilité !

D’ailleurs, à ceux qui vous traitent d’inconscient, vous pouvez leur rétorquer qu’un parcours à vélo, c’est moitié moins difficile que de faire le GR20 : et oui, au moins dans les descentes, on ne fournit pas d »effort !

C’est la troisième fois que je parcours la Corse à vélo, sur des distances plus ou moins longues. Comme j’ai toujours été frustrée de ne pas trouver d’information sur un cyclotourisme non-intensif sur cette côte, je vous fais partager mon expérience. Et oui, je ne suis pas partisane de l’étape de 100km par jour pour boucler le tour de l’île en 10 jours ! Mon rythme, c’est plutôt 30 à 50 km par jour. Et quand on connaît le paysage corse, on sait que c’est déjà pas mal !

Vous trouverez donc sur ce blog les itinéraires que j’ai parcouru, les difficultés sur chaque étape et des réponses aux questions pratiques, les trucs et astuces au niveau équipement, matériel etc. pour voyager léger.

Bonne lecture !